L’impôt sur les sociétés, c’est LE chapitre que tu dois blinder pour l’UE4 du DCG. Pourquoi ? Parce qu’il tombe presque chaque année, sous une forme ou une autre. Calcul du résultat fiscal, application des taux, régime d’imposition… Les correcteurs adorent voir si tu sais passer du résultat comptable au résultat fiscal proprement. Voici ta fiche complète, avec les chiffres 2025 et des exemples concrets pour t’entraîner.

Qu’est-ce que l’impôt sur les sociétés ? 🏢

L’IS est un impôt direct qui frappe les bénéfices réalisés en France par les personnes morales. Il concerne les entreprises exploitant en France, c’est-à-dire qui réalisent leur activité commerciale habituelle sur le territoire. Les bénéfices réalisés à l’étranger ne sont donc pas soumis à l’IS. C’est le principe de territorialité, à connaître par cœur pour l’examen.

Toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. L’IS s’applique par défaut aux sociétés de capitaux dès leur création : SA, SAS, SASU, SARL, SCA. D’autres formes, comme l’EURL, l’EI ou la SCI, peuvent y être soumises sur option. À l’inverse, les micro-entrepreneurs ne peuvent pas opter pour l’impôt sur les sociétés. Les entreprises individuelles relevant de l’IR sont quant à elles imposées via les catégories BIC ou BNC selon la nature de leur activité. Pour opter, l’entreprise doit formuler sa demande auprès du service des impôts des entreprises avant la fin du 3e mois de l’exercice concerné.

Les taux d’IS à retenir en 2025 📊

Deux taux principaux, à connaître sur le bout des doigts.

📌 Le taux normal de 25 %En 2025, le taux de l’impôt sur les sociétés est fixé à 25 % pour toutes les entreprises quel que soit leur chiffre d’affaires. C’est le taux de droit commun, applicable depuis le 1er janvier 2022. Pour information, le taux de l’IS a longtemps été fixé à 33,33% depuis 1993, avant qu’un mouvement législatif vise à le baisser progressivement depuis 2018.

📌 Le taux réduit de 15 % — Réservé aux PME qui remplissent trois conditions cumulatives. Chiffre d’affaires inférieur ou égal à 10 000 000 € au cours de l’exercice comptable, capital social entièrement libéré et détenu pour au moins 75 % par des personnes physiques. Ce taux s’applique uniquement sur la tranche de bénéfice allant jusqu’à 42 500 €. Au-delà, on repasse au taux normal.

Tu peux consulter les textes officiels directement sur le Bofip (Bulletin officiel des finances publiques) pour creuser la doctrine fiscale applicable.

Du résultat comptable au résultat fiscal 🧮

C’est LA compétence centrale de l’UE4. Le résultat imposable est déterminé à partir du résultat comptable de la société auquel il est apporté des retraitements en fin d’exercice. Certaines charges non-déductibles doivent être réintégrées, elles augmentent le résultat fiscal ; certains produits ne sont pas imposables, ils sont déduits et diminuent le résultat fiscal. C’est sur le résultat fiscal qu’est appliqué le taux d’imposition de l’IS.

La formule à retenir : Résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégrations − Déductions. Pour approfondir ce mécanisme, file voir notre guide complet sur les réintégrations et déductions fiscales, incontournable pour l’UE4.

Exemples classiques de réintégrations : amendes et pénalités, part non déductible des amortissements sur véhicules de tourisme, taxe sur les véhicules de société, cadeaux somptuaires, rémunération excessive du dirigeant.

Exemples classiques de déductions : dividendes reçus de filiales sous régime mère-fille (hors quote-part de 5 %), plus-values long terme sur titres de participation, reprises sur provisions antérieurement réintégrées.

Exemple chiffré : le calcul de l’IS pas à pas 💡

Prenons une PME éligible au taux réduit (CA de 3 M€, capital libéré détenu à 100 % par des personnes physiques). Son résultat comptable 2025 : 50 000 €. Réintégrations : 8 000 € (amendes + TVS). Déductions : 2 000 € (quote-part de plus-value à LT). Résultat fiscal = 50 000 + 8 000 − 2 000 = 56 000 €.

Calcul de l’IS en deux tranches :

Tranche à 15 % : 42 500 × 15 % = 6 375 €
Tranche à 25 % : (56 000 − 42 500) × 25 % = 13 500 × 25 % = 3 375 €
IS total dû = 9 750 €

Sans taux réduit, l’entreprise aurait payé 56 000 × 25 % = 14 000 €. Le gain est de 4 250 €, ce qui illustre le gain fiscal direct du taux réduit pour les PME éligibles.

Les régimes d’imposition à maîtriser 📂

Au DCG, on te demande de savoir distinguer les différents régimes d’imposition applicables aux bénéfices des entreprises. Ils dépendent de la forme juridique, du chiffre d’affaires et de l’activité.

🎯 Le régime réel normal — Il s’applique de plein droit aux entreprises qui dépassent les seuils du régime simplifié. Obligation de tenir une comptabilité complète et de déposer une liasse fiscale détaillée (formulaire 2065 pour l’IS).

🎯 Le régime réel simplifié (RSI)Il s’applique de plein droit en 2025 pour les entreprises dont le CA HT est compris entre 188 700 € et 840 000 € pour les activités de commerce et de fourniture de logement, et entre 77 700 € et 254 000 € pour les entreprises de prestation de services. Obligations comptables allégées.

🎯 L’intégration fiscaleSi une société mère opte pour le régime de groupe, elle peut regrouper les bénéfices imposables de ses filiales dans les siens, à condition de contrôler au moins 95 % de leur capital. Dans ce cas, la société mère paie l’IS sur les bénéfices totaux du groupe. Super intéressant pour compenser pertes et bénéfices au sein d’un groupe.

Paiement de l’IS : acomptes et solde 💳

Le paiement se fait exclusivement en ligne. Pour payer l’impôt, tu dois verser quatre acomptes au moyen du relevé d’acompte n°2571. Le montant des acomptes est calculé à partir des résultats du dernier exercice clos. Les quatre échéances tombent aux 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre pour un exercice calé sur l’année civile.

Le solde ? Il doit être versé au moyen du relevé de solde n°2572. Pour un exercice clos au 31 décembre de l’année N-1, le paiement intervient le 15 mai N ; pour un exercice clos en cours d’année N, le 15 du quatrième mois suivant la clôture.

Pour retrouver les textes officiels du Code général des impôts, rends-toi sur Légifrance. Les articles 205 et suivants du CGI concernent spécifiquement l’IS.

Contributions additionnelles : ne les oublie pas ⚠️

La contribution sociale de 3,3 %Elle s’applique aux entreprises dont le chiffre d’affaires excède 7,63 millions d’euros et dont l’IS dépasse 763 000 euros. Elle s’applique au montant de l’impôt sur les sociétés après déduction d’un abattement de 763 000 €.

La contribution exceptionnelle — Nouveauté à connaître. La loi de finances 2025 introduit une contribution exceptionnelle pour les entreprises dont le chiffre d’affaires atteint ou dépasse 1 milliard d’euros. Taux : 20,6 % entre 1 et 3 milliards d’euros, et 41,2 % au-delà. Elle cible clairement les très grandes entreprises.

Les avantages de bien maîtriser l’IS pour l’examen 🏆

🎓 Avantage 1 — Des points faciles — Le calcul de l’IS est quasiment incontournable dans un sujet UE4. Si tu maîtrises la méthode tableau (résultat comptable → réintégrations → déductions → résultat fiscal → IS), tu grattes facilement 5 à 8 points.

📈 Avantage 2 — Transfert direct au DSCG — Ce que tu apprends ici te servira en UE1 du DSCG (gestion juridique fiscale et sociale). Les bases de l’IS sont les mêmes, approfondies avec les groupes et les restructurations.

💼 Avantage 3 — Utilité pro immédiate — En stage ou en alternance, tu seras confronté à la liasse fiscale dès les premières semaines. Connaître les mécanismes d’IS te rend opérationnel tout de suite, et ça, les maîtres de stage le remarquent.

🧠 Avantage 4 — Logique transversale — Maîtriser l’IS t’aide à comprendre la TVA avec ses règles de taux et d’exigibilité, les IFI, la CVAE… Tous ces impôts partagent une logique commune : assiette, taux, liquidation, paiement. Une fois que tu tiens ce fil, tout devient plus clair.

Méthode pour cartonner le jour J 🎯

Première étape : lis attentivement l’énoncé et repère tous les éléments à retraiter. Deuxième étape : dresse un tableau en trois colonnes (intitulé, réintégration, déduction). Troisième étape : calcule ton résultat fiscal, puis applique les taux dans l’ordre (15 % jusqu’à 42 500 € si éligible, puis 25 %). Quatrième étape : vérifie si la société est soumise à la contribution sociale de 3,3 %.

Astuce bonus : n’oublie jamais de justifier brièvement pourquoi tu réintègres ou tu déduis. Les correcteurs valorisent énormément la rigueur juridique. Pour compléter ta révision, consulte aussi notre fiche sur le programme et la méthodologie UE4 du DCG et notre article dédié à l’optimisation du calcul de l’IS.

Pour aller plus loin sur des chapitres connexes, pense à réviser la TVA et ses cas pratiques ainsi que

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